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Mon obligé

Publié le par Xavier Pasteau

Regardez cet enfant. Evidemment, vous m'aurez reconnu, petit, tout petit, j'ai deux ans sur cette photo. 

Matez ce môme. Ne me dites pas qu'il n'est pas beau ! Chevelure touffue, sourire qui n'en n'est pas, regard vif, geste dynamique, un super mec ! 

Un enfant. A qui je n'ai jamais rien promis. Mais à qui j'ai envie de donner un devenir heureux, paisible, victorieux. Les rêves que ce môme n'avait pas, je veux les réaliser. C'est simple : ils ont toujours été les mêmes (à part être Bruno Bellone, et gagner la coupe du monde de football)... Heureux. L'homme d'une femme, le père d'enfants chiants et turbulents, pleins de questions que comment c'est le monde et les gens et les choses. Et tu t'es trompé de poubelle, Dady, le plastique c'est dans la jaune, t'habites plus à Royan.

Le monde où je suis le seigneur est en marche. Pour l'heure, j'ai surtout mal au dos. Je deviens un virtuose du pinceau, j'ai enfin compris dans quel sens on visse, et dans lequel on dévisse (et ouais !). 

Ce môme, sur la photo, avec son gros bidou et sa tenue qu'on n'oserait même plus ne serait-ce qu'imaginer ! (années 70, sortez de notre corps !), pouvait-il deviner toute la complexité de la suite ? Bien sûr que non... Il pensait juste à bouffer le repas d'après, au câlin de sa mère, au sourire tutélaire et bienveillant de son père. A voir Albator (ah non, quand j'avais deux ans, ça n'existait pas, Albator !) 

Mais sa vie - ce que j'ai fait de sa vie - a été complexe et ardue. Comme toute vie. Lui comme moi sommes pétris de chair et de sang, de graisse et d'eau. D'un coeur et d'émotions. De sentiments. De fidélités et d'engagements. Je n'ai jamais renié le moindre de mes engagements. J'ai toujours été fidèle aux gens que j'ai aimés.

Je regarde ce petit garçon et je lui dis : "J'ai fait de mon mieux, j'ai parfois raté et quelques fois réussi. Je suis de ceux qui ont de la chance en ce monde. J'ai aimé les gens que j'ai aimés". Je ne porte plus de combinaison marronnasse atroce, ni de chemise taillée dans un torchon de vaisselle (années 70, sortez de mon corps !)

Petit, je ne t'ai rien promis. J'ai cependant tenté ceci : être un homme digne et honnête, un fils, un frère et un oncle que l'on respecte - et que l'on chambre ! - oui, c'est possible !

Bonhomme, j'ai prétendu agir dans le vaste monde. C'est pour cela que mon improbable mission à Royan est une mission, et non une villégiature. Tant qu'on me donnera les moyens d'oeuvrer, j'oeuvrerai, je te le promets, camarade !

Bonhomme, je te le promets, je te le promets depuis plus de vingt ans. Un jour, des êtres humains porteront des vêtements d'enfants, il souriront, ils poseront pour la photo, ils regarderont l'objectif avec ce petit regard assuré, fier et joyeux. Je te le promets, gamin, il y aura une suite. Comme il y avait un père, une figure tutélaire, un commandeur, il y aura un père, une figure prévenante, un second coeur. Toi, garçon. Moi, maintenant. Nous, Xavier. Nous. Et notre histoire tordue depuis le premier temps...

Petit Xavier, je nous fais cette promesse : on ne portera plus jamais une chemise aussi moche ! Et oui, on réalisera nos rêves. Et oui, on sera ... un homme.

 

Publié dans Xav

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Tzigane, Léo, Tzigane, ma soeur aux yeux noirs !

Publié le par Xavier Pasteau

A l'heure où certains pays en Europe dressent des murs de barbelés et de fer, à l'heure où des gens bien sur eux brûlent dans le XVIème arrondissement de Paris des foyers pour réfugiés, à l'heure où, une fois de plus, notre pays qui est une main ouverte dans ses gènes voudrait se transformer en poing fermé, j'ai recours à mon ami Philippe Léotard... Aller, je dois être franc : je ne m'en lasse pas ! 

Publié dans Léo

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Juste un peu plus grands que nous ne sommes

Publié le par Xavier Pasteau

De ces moments rares, où nous nous sentons juste un peu plus grands que nous ne le sommes.

Il est tard. Mon amour dort dans la pièce voisine, elle a bureau demain. J'ai délaissé les gens morts d'autrefois, eux que je connais si bien, et je reviens par ici, sur ce blog, où toi, tu me connais si bien.

Bridget m'a dit qu'il ne se passait plus grand chose dans ces pages, elle a raison. J'ai traversé cet été 2016 sans le besoin de m'arrêter pour raconter. Et pourtant ! Que de choses...

Fin juin, dans une nuit semblable à celle-ci, un sentiment. Fort, jaillissant. Le bien-être. Le bonheur.

Et puis l'enchaînement des bons moments, avec la famille, une fête gitane, des weekend en mode maison ouverte pour la famille, un festival où oeuvre celle que j'aime et que j'admire tellement, la voyant déambuler toute de jaune vêtue, organisant et répartissant les rôles. Et puis Rapha, une semaine rien qu'à nous trois. Et puis l'Italie, les grands arbres de Marcesina, et puis Venise.

La remontée du grand canal, sur le vaporetto, au matin, et cette ville qui se livre à nos regards émerveillés. Et puis Garde et le lac et Sirmione, qui est si irréel ! Tout comme cette femme, à la table d'à côté au restaurant, qui n'est de toute évidence pas la star de cinéma que j'ai cru reconnaître...

Et puis, et puis, et puis.

Et puis le boulot, qui est une mission, qui reprend. Et où il faut s'envoyer sur des sujets ardus - et barbants. Et où tu prends le manche, et où tu fais le job. Et le soir, tu te dis que tu l'as bien fait, que ça s'est vu, que tu as marqué des points, frappé les esprits. Tout ce que tu as appris pendant quinze ans a servi, prend du sens. Et tu ne te prives pas de le dire, au DGA, qu'ils ont bien fait de recruter des consultants, parce que, ce que tu as fait, dans les conditions dans lesquelles tu l'as fait, c'est un métier. Le tien.

Et puis, tu rentres à la maison et tout cela est secondaire. Parce que la petite idée que nous traînons depuis des mois prend corps : acheter une maison.

Premiers contacts dans les agences, premières visites, rendez-vous à la banque.

Un coup de cœur. Un projet d'achat qui a pris forme en 15 jours. Tu voulais une maison, tu auras un palais. Un palais rural. Une "charentaise".

Deuxième visite, premiers plans sur la comète. Des avis professionnels viennent enrichir les avis de la famille.

Tu vas au mariage de la Blonde, un joli moment. Une chouille d'émotion de voir cette femme que tu as aimée être si heureuse. Et comme toi aussi, tu l'es...

Et retour sur ton projet. Canicule en septembre. Des pierres qui prennent vie. Tu commences à voir les espaces, les chambres le séjour la cuisine. La chatière pour les minous, l'emplacement pour le poulailler, un jour. Les mesures, les rêves qui s'entrechoquent.

Et puis tu rédiges un mail, une offre. Tu deviens juste un peu plus grand que tu n'es. Tu avances résolument dans cette vie dans laquelle tu te souviens que tu as failli lâcher prise, il y a quelques années.

Et tu te dis, dans cette nuit paisible, que "tu vas le faire".

Et tu te corriges immédiatement : "NOUS allons le faire". Parce que, si tu te sens juste un peu plus grand que tu ne l'es en vrai, c'est parce que nous sommes deux. Pas beaucoup plus que trois mètres à nous deux, mais une connivence, des rêves et une facilité à faire des choix que tu n'imaginais pas.

Alors oui, cette maison, si nous pouvons l'acheter, nous l'achèterons.
Alors oui, cette maison, si nous pouvons la retaper, nous la retaperons.
Alors oui, cette maison, si nous pouvons la peupler, nous la peuplerons.
Nous. Nous deux, Nathanaëlle et moi, nous deux seulement. Avec nos petits bras pas musclés mais nos épaules de géants !

Et si ça ne marche pas, ça marchera une autre fois. Nous sommes lancés sur la piste, le bal est ouvert et n'avons pas fini de danser !

C'est fou comme, parfois, ça peut bien fonctionner, la vie.

 

Publié dans Monsieur Loyal

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Philippe Léotard : Jeune fille interdite

Publié le par Xavier Pasteau

Publié dans Léo

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Je cherche. Je cherche... encore...

Publié le par Xavier Pasteau

Je vois le peuple de France dans ce printemps tout pourri. Le débat autour de la loi El Kohmri a pris moutles voies colatérales, les taxis, les cheminots, et même les pilotes d'avion ! 

On a mal, parce que tous autant qu'on est, on se met sur la gueule. Et puis chacun cherche la petite image, la vidéo qui dira que l'autre, celui d'en face, c'est un salaud, un facho, ben oui, on n'en est pas à un raccourci près ! Le facho, c'est devenu celui qui croit pas comme toi... ça en fait du monde ! 

Et pourtant, on fête ces jours-ci, dans la plus totale indifférence, les 80 ans du Front Populaire. OK, mes ancêtres n'ont pas voté pour le Front Populaire. OK, ils y voyaient sans doute l'oeuvre du diable lui-même, ce grand démon communiste, et ils avaient raison ! Oui, à l'époque, je ne sais pas de quel côté j'aurais été : un bourgeois qui cherche une voie centrale ou un bobo qui prône un changement auquel il n'aspire pas vraiment ? Ou Hemingway, ou Aragon, ou Joseph Kessel ? 

Aujourd'hui, c'est 2016. La menace terroriste. Aujourd'hui c'est 2016, l'internationale des hooligans qui vient relever les compteurs de qui est le plus con : match nul : tous niveau moins zéro ! Aujourd'hui, c'est Waterloo, la défaite absolue, quand une députée britannique est assassinée pour ses convictions pro-européennes. Elle aurait été anti-UE, je dirais la même chose, mais voilà : Jo Cox défendait la place de son pays dans l'Europe ! Dans, dedans. Là où la civilisation est à l'oeuvre, là où les intérets tous petits des gens sont plus importants que ceux des puissants qui prétendent décider pour nous, là où nos avis à la con valent plus que leurs calculs de merde ! 

Aller, musique ! (sinon, je vais me fâcher pour rien !) Oh, Tonton !

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