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Juste un peu plus grands que nous ne sommes

Publié le par Xavier Pasteau

De ces moments rares, où nous nous sentons juste un peu plus grands que nous ne le sommes.

Il est tard. Mon amour dort dans la pièce voisine, elle a bureau demain. J'ai délaissé les gens morts d'autrefois, eux que je connais si bien, et je reviens par ici, sur ce blog, où toi, tu me connais si bien.

Bridget m'a dit qu'il ne se passait plus grand chose dans ces pages, elle a raison. J'ai traversé cet été 2016 sans le besoin de m'arrêter pour raconter. Et pourtant ! Que de choses...

Fin juin, dans une nuit semblable à celle-ci, un sentiment. Fort, jaillissant. Le bien-être. Le bonheur.

Et puis l'enchaînement des bons moments, avec la famille, une fête gitane, des weekend en mode maison ouverte pour la famille, un festival où oeuvre celle que j'aime et que j'admire tellement, la voyant déambuler toute de jaune vêtue, organisant et répartissant les rôles. Et puis Rapha, une semaine rien qu'à nous trois. Et puis l'Italie, les grands arbres de Marcesina, et puis Venise.

La remontée du grand canal, sur le vaporetto, au matin, et cette ville qui se livre à nos regards émerveillés. Et puis Garde et le lac et Sirmione, qui est si irréel ! Tout comme cette femme, à la table d'à côté au restaurant, qui n'est de toute évidence pas la star de cinéma que j'ai cru reconnaître...

Et puis, et puis, et puis.

Et puis le boulot, qui est une mission, qui reprend. Et où il faut s'envoyer sur des sujets ardus - et barbants. Et où tu prends le manche, et où tu fais le job. Et le soir, tu te dis que tu l'as bien fait, que ça s'est vu, que tu as marqué des points, frappé les esprits. Tout ce que tu as appris pendant quinze ans a servi, prend du sens. Et tu ne te prives pas de le dire, au DGA, qu'ils ont bien fait de recruter des consultants, parce que, ce que tu as fait, dans les conditions dans lesquelles tu l'as fait, c'est un métier. Le tien.

Et puis, tu rentres à la maison et tout cela est secondaire. Parce que la petite idée que nous traînons depuis des mois prend corps : acheter une maison.

Premiers contacts dans les agences, premières visites, rendez-vous à la banque.

Un coup de cœur. Un projet d'achat qui a pris forme en 15 jours. Tu voulais une maison, tu auras un palais. Un palais rural. Une "charentaise".

Deuxième visite, premiers plans sur la comète. Des avis professionnels viennent enrichir les avis de la famille.

Tu vas au mariage de la Blonde, un joli moment. Une chouille d'émotion de voir cette femme que tu as aimée être si heureuse. Et comme toi aussi, tu l'es...

Et retour sur ton projet. Canicule en septembre. Des pierres qui prennent vie. Tu commences à voir les espaces, les chambres le séjour la cuisine. La chatière pour les minous, l'emplacement pour le poulailler, un jour. Les mesures, les rêves qui s'entrechoquent.

Et puis tu rédiges un mail, une offre. Tu deviens juste un peu plus grand que tu n'es. Tu avances résolument dans cette vie dans laquelle tu te souviens que tu as failli lâcher prise, il y a quelques années.

Et tu te dis, dans cette nuit paisible, que "tu vas le faire".

Et tu te corriges immédiatement : "NOUS allons le faire". Parce que, si tu te sens juste un peu plus grand que tu ne l'es en vrai, c'est parce que nous sommes deux. Pas beaucoup plus que trois mètres à nous deux, mais une connivence, des rêves et une facilité à faire des choix que tu n'imaginais pas.

Alors oui, cette maison, si nous pouvons l'acheter, nous l'achèterons.
Alors oui, cette maison, si nous pouvons la retaper, nous la retaperons.
Alors oui, cette maison, si nous pouvons la peupler, nous la peuplerons.
Nous. Nous deux, Nathanaëlle et moi, nous deux seulement. Avec nos petits bras pas musclés mais nos épaules de géants !

Et si ça ne marche pas, ça marchera une autre fois. Nous sommes lancés sur la piste, le bal est ouvert et n'avons pas fini de danser !

C'est fou comme, parfois, ça peut bien fonctionner, la vie.

 

Publié dans Monsieur Loyal

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Publié le par Xavier Pasteau

Publié dans Léo

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